JLK juillet 10, 2017

Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a présenté le 6 juillet les grandes lignes de son Plan climat pour les cinq années à venir. Parmi les mesures annoncées, on retiendra la fin des voitures diesel et à essence, l’éradication de la précarité énergétique et la hausse de la taxe carbone.

En finir avec les voitures diesel et à essence

Face à une menace climatique « diffuse, aléatoire », mais bien réelle, Nicolas Hulot propose un plan ambitieux. Organisé autour de six thèmes déclinés en vingt-trois axes, ce programme veut rendre irréversible l’accord de Paris et faire de la France le numéro 1 mondial de l’économie verte. À cela s’ajoute la volonté d’améliorer le quotidien des Français. Dans cet esprit, le gouvernement va proposer à tous les Français une prime de transition pour leur permettre de remplacer une voiture diesel d’avant 1997 et à essence d’avant 2001 par un véhicule moins polluant, satisfaisant aux normes Crit’Air. Mieux encore, Nicolas Hulot a annoncé : « la fin de la vente des voitures à essence et diesel d’ici 2040 ». Sur le long terme, il n’y aura donc plus que des voitures électriques sur le marché. De plus, dès la fin du quinquennat, le gouvernement va faire converger les fiscalités du diesel et de l’essence.

Éradiquer la précarité énergétique

Outre les transports, le logement est un domaine prioritaire dans la stratégie d’ensemble destinée à lutter contre le réchauffement climatique. C’est pourquoi le ministre de la Transition écologique et solidaire se donne dix ans pour « éradiquer complètement la précarité énergétique ». À cet effet, le gouvernement va proposer un diagnostic énergétique aux Français les plus modestes – locataires ou propriétaires – qui ont du mal à se chauffer. Cela afin de leur offrir une aide adaptée. Nicolas Hulot veut en effet faire disparaître les « passoires thermiques », ces bâtiments mal isolés qui consomment trop d’énergie. Quatre milliards du plan d’investissement vont être consacrés à cet objectif.

Réduire les émissions de CO2

Le ministre veut s’engager par ailleurs vers la neutralité carbone d’ici 2050, c’est-à-dire à ne pas produire plus de CO2 que ce que la nature peut absorber. Pour cela, la mise en place de dispositifs incitatifs et dissuasifs est nécessaire. Le gouvernement va donc : « renforcer le prix du carbone pour donner un prix à la pollution ». L’objectif d’un prix carbone à 100 euros en 2030 va être dépassé. Le but étant de rendre plus compétitives les énergies renouvelables. Afin de ne pas pénaliser les ménages, des mesures seront prises pour accompagner cette évolution. Ainsi, la généralisation du chèque énergie, cette prime chauffage permettant aux plus défavorisés de payer leurs factures énergétiques ou d’améliorer la qualité de leur habitat, est prévue dès le 1er janvier 2018.

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