Béatrice Blanchard mai 13, 2014

21 novembre

12h00 – 12h30 – Lancement des 24 h de la diversité culturelle – Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées ; Dominique Wolton, directeur de l’Institut des Sciences de la Communication

12h30 -14h00 – Diversité culturelle et mondialisation

Dans l’univers mondialisé, où plane la crainte d’une uniformisation de la culture, le défi de la diversité culturelle est d’organiser des sociétés qui respectent à la fois le « vivre ensemble » et leur propre diversité. Comment arriver à préserver l’unité indispensable des sociétés, la référence à la communauté internationale et le respect de la diversité culturelle ? Comment la mondialisation peut-elle respecter et promouvoir la diversité culturelle en évitant le risque de l’ « ethnicisation » ? Un facteur de paix et de guerre en ce début du XXIe siècle.

14h30-16h – Les rapports entre identité et altérité/ l’apport de l’Autre dans la construction des identités

Qu’est ce que l’identité ? Qu’est ce que l’altérité ? Comment identité et altérité peuvent-elles s’associer? La définition de soi, et de l’Autre, qui reposent sur divers éléments – culturels, historiques ou religieux- peuvent conduire aussi bien à la valorisation de soi qu’à la diabolisation de l’Autre. Le défi aujourd’hui de nombre de sociétés est de recenser et de valoriser les différentes formes d’identité sans tomber dans le piège de la réification des identités. Reconnaître, valoriser les identités en échangeant, cohabitant, pour ne pas se séparer. Vivre ensemble et différents. Voilà un autre enjeu de la mondialisation et de la cohabitation des sociétés ouvertes.

17h30-19h – La contribution des migrations dans l’histoire

Les contributions des migrations dans l’histoire sont innombrables et ont été recensées dans nombre de domaines, mathématique, philosophique, politique, etc. Il y a toujours eu des échanges entre cultures et, à tout moment de l’histoire, les sociétés ont abordé d’autres savoirs, se sont nourries et enrichies des apports de l’Autre. Qu’ont appris les cultures les unes des autres à travers leurs rencontres? Pourquoi aujourd’hui les échanges seraient-ils perçus comme menaçants plutôt qu’enrichissants? Pourquoi les migrations des travailleurs peu qualifiés sont-elles à ce point si peu valorisées, alors même qu’elles sont indispensables à toutes les économies ? Pourquoi le respect pour les immigrés qualifiés et les inégalités, le non respect, la déshumanisation pour les travailleurs peu ou pas qualifiés ? Pourquoi une telle dichotomie ? Pourquoi, alors que les capitaux et les nantis peuvent circuler, les travailleurs, qui contribuent pourtant à la richesse des pays riches, ne le pourraient-ils pas?

20h-21h30- Patrimoine, mémoire et diversité culturelle

Le patrimoine d’un pays est constitutif de son identité culturelle. Qu’il soit immatériel, comme la langue, ou matériel, comme les archives, sa préservation concourt à la préservation de la diversité culturelle. Le patrimoine documentaire considéré par l’Unesco comme « le miroir du monde et sa mémoire » fait l’objet d’un programme de conservation (Mémoire du Monde) pour éviter l’amnésie collective. Mais les patrimoines ne se trouvant pas en situation d’égalité, la mondialisation n’est-elle pas, là aussi, inégale ? Comment, par ailleurs, éviter de transformer certaines sociétés en musées touristiques? Comment relier mémoires et créations ?

22 novembre

8h30-10h -Le rôle des médias dans la valorisation de la diversité culturelle

Les médias, fenêtres sur le monde, ont une responsabilité dans les relations interculturelles. Dans un monde où tout le monde peut tout voir et tout savoir, quel est le rôle des médias dans la reconnaissance et la valorisation -ou la non valorisation- de la diversité culturelle ? Comment réduire les inégalités de perception et de valorisation ? Comment lutter contre les stéréotypes et les représentations caricaturales mutuelles ? Comment les médias peuvent-ils valoriser les différentes formes d’identité sans contribuer leur réification ?

10h30-12h – La responsabilité des intellectuels face à la mondialisation et à la diversité culturelle

Apprendre à cohabiter, préserver la diversité culturelle dans la mondialisation, est un défi aussi politique que celui lié à la prise de conscience, ces dernières décennies, de l’importance de l’environnement. Les scientifiques, les politiques et les médias ont œuvré pour faire prendre conscience de l’écologie. La responsabilité des intellectuels n’est-elle pas aujourd’hui du même ordre face à la mondialisation et à la diversité culturelle ? Que doivent-ils faire du point de vue des connaissances et du rapport à la communication ? Comment mieux articuler connaissances, cultures et communication ?

 

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